Comme chaque été, je me consacre à un « gros » chantier pour la rentrée afin de me mettre à jour non seulement avec les Programmes mais également pour améliorer mon enseignement à la lumières des dernières découvertes faites en « NeuroPédaDida & co » !
Le gros chantier de cette année porte sur l’enseignement du vocabulaire en lien avec celui de la production d’écrits.
L’organisation actuelle et ses limites
J’utilise Apprentilangue depuis plusieurs années et, comme exigé par les Programmes, d’autres corpus viendront compléter la démarche à l’avenir sur des thématiques diverses en lien notamment avec les disciplines scolaires (maths, motricité, littérature, ELM …).
Jusque là, les cartes-mots étaient rangées dans la « Boîte à écrire » que j’utilise en classe de différentes manières :
- en rituel collectif pour faire une phrase au tableau (et pour apprendre aux élèves, l’air de rien, comment utiliser les cartes …)
- en activité dirigé de production d’écrits (création de phrases à l’aide de porte-cartes trouvés ICI)
- en activité autonome au centre d’écriture pour des premiers essais de construction de phrases (toujours à l’aide des porte-cartes)


Cela nous/m’allait bien … jusqu’à récemment.
Les cartes étant rangées en tas et les thèmes étant rapidement mélangés, les élèves devaient fouiller pour trouver les cartes qu’ils souhaitaient utiliser.
En début d’année scolaire, quand il y a peu de thèmes disponibles, cela ne posait pas vraiment souci.
Puis, au fil de l’année, l’engouement pour l’espace d’écriture s’est essoufflé et il est devenu compliqué de motiver les enfants à s’investir durablement dans des activités d’écriture. Le temps passé à chercher des mots les décourageaient.
A la rentrée, j’aurais une classe de GS simple. Sachant que l’année débutera avec déjà 10 thèmes (5 thèmes étudiés en PS et 5 autres en MS), je redoute que la quantité de cartes ne freine les élèves dès septembre.
J’ai donc réfléchi à une autre organisation possible pour éviter cela.
Je souhaitais mettre en point un outil qui :
- permette de ranger l’ensemble des cartes-mots (de la méthode Apprentilangue mais aussi des autres corpus étudiés en classe)
- me laisse la possibilité d’ajouter ou retirer rapidement un thème pour une activité collective ou en groupe dirigé
- offre une vue simplifiée sur l’ensemble des cartes-mots d’un même thème (2 ou 3 doubles pages maximum)
- soit facile à manipuler et à utiliser par les élèves, en autonomie, à l’espace d’écriture
Bref, en 2 mots : un sacré chantier !
Après des semaines de réflexion et de recherche, j’ai entendu « Mais maman … pourquoi tu ne les ranges pas dans des pochettes à cartes. Je fais ça avec mes cartes Pokémon et Lorcana et je les retrouve toujours très facilement ! »
Eurêka ! Merci mon chéri ! Au travail maintenant !
1) Le classeur

J’ai opté pour un gros classeur personnalisable afin de pouvoir y mettre toutes les cartes des thèmes Apprentilangue déjà étudiés par les enfants en PS et en MS.
Ce classeur, acheté avec mon budget de classe, est disponible chez Pichon.
Il est large et a des anneaux en forme de D inversé. Cette forme me plaît particulièrement car je trouve qu’elle abîme beaucoup moins les perforations des feuilles, pochettes et intercalaires. Quand le classeur est debout, le contenu reste bien droit et aligné ce qui l’empêche de tomber ou de s’ouvrir.

Les pochettes à cartes

Pour ranger les cartes, j’ai donc acheté des pochettes de classeur pour cartes à collectionner afin d’offrir une vue élargie sur le stock de mots disponible.
Je n’en ai pas trouvé en magasin, papeteries, etc … seulement sur internet. J’ai veillé à choisir des pochettes où toutes les cartes se rangent par le haut car :
– c’est plus facile à manipuler pour les enfants
– cela évite d’avoir à chercher l’ouverture un coup à gauche, un coup à droite, etc …
Il faut compter environ 3 ou 4 pochettes par thème.

Les intercalaires
Pour ce projet de « Fabrique à phrases », j’avais besoin d’intercalaires qui soient adaptés à la fois à la grande taille du classeur mais aussi à la largeur des pochettes pour cartes à collectionner.
Les intercalaires classiques ne dépassent pas des pochettes. Leur titre n’est par conséquent pas visible. Ils n’avaient donc aucun intérêt pour mes élèves comme pour moi.
J’ai donc fabriqué des intercalaires « sur mesure » dans des feuilles carrées de scrapbooking trouvées chez Action.
La hauteur était parfaite ! J’ai juste raccourci la largeur et collé des illustrations thématiques dessus pour que les élèves puissent se repérer facilement et seuls au sein du classeur.

Si jamais les titres et illustrations à coller sur les intercalaires vous intéressent, vous pouvez télécharger juste ici …
Les aides au rangement
Pour que les élèves puissent ranger les cartes seuls, dans le bon thème, dans la bonne pochette ET dans la bonne poche à carte (oui, je sais… je suis ambitieuse), j’ai glissé une copie de chaque carte dans les poches !

Ainsi, l’enfant peut sortir celles dont il a besoin puis les ranger au bon endroit en s’aidant de l’image en noir et blanc.
Et si jamais la copie en noir et blanc se sauve également du rangement (mieux vaut anticiper !) j’ai noté au verso de chaque photocopie le niveau de classe et la couleur associés au thème Apprentilangue en question.
Il n’y a plus qu’à la ramasser et à la replacer dans son emplacement !

Sur le papier, ce système remplit donc tout le cahier des charges que je m’étais fixé. Il ne me reste plus qu’à le mettre à l’épreuve du terrain à la rentrée pour voir si des ajustements seront nécessaires.
Je reviendrai par ici pour faire un petit bilan après usage (et usure peut-être aussi ;-p).
J’espère que cet article aura pu vous être utile et/ou vous inspirer. Si jamais vous avez des solutions envisageables pour ce gros chantier, n’hésitez pas à les laisser en commentaires ! Deux têtes valent toujours mieux qu’une ! 😉


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